Un train à prendre
Et hop ! Me voilà partie pour une journée de travail.
Je viens de claquer la porte de la maison derrière moi. Rien ne peut plus m’arrêter, je vise un but : mon train. Chaque seconde compte alors, il vaut mieux ne pas me croiser le matin quand je file au travail. Je lance : « désolée, je suis vraiment très pressée » à ma voisine derrière moi à qui je n’ai pas le temps de tenir la porte. Pour ne pas faire mauvaise impression, j’avais préalablement pris le temps de bien la saluer avec un large sourire dans l’ascenseur histoire qu’elle sache que je ne suis pas fâchée mais juste… pressée.
Me voici hors de mon immeuble. A peine sortie, je m’étonne de voir un chien décomplexé uriner tranquillement sur des fleurs devant un maitre dévoué complètement frigorifié. En d’autres temps, j’aurais eu une petite pensée pleine de gratitude pour mon cher époux qui m’avait prévenue : « à la maison, il n’y aura jamais de petite-boule-de-poils-




