Spécultation immobilière
Je n’ai pas de maison. Même pas une toute petite maison…
Ceux qui ont des maisons semblent ne pas comprendre ce que c’est que de ne pas en avoir.
Moi, je comprends si bien ceux qui, comme moi, n’ont pas de maison. Combien j’aurais voulu pouvoir les aider, si seulement j’avais une maison…
Ah ! Si j’avais une toute petite maison, j’aurais au moins eu un petit coin qui soit à moi.
Si j’avais une maison, j’aurais au moins eu un toit.
Si j’avais une grande maison, j’aurais au moins eu un confortable chez-moi.
Si j’avais une deuxième toute petite maison, j’aurais au moins pu la prêter à quelqu’un pour qu’il se cache du froid.
Si j’avais une deuxième maison, j’aurais au moins pu la laisser à quelqu’un qui me paierait toutefois.
Si j’avais une deuxième grande maison, j’aurais au moins pu passer mes vacances dans un agréable endroit.
Si j’avais une troisième toute petite maison, je la louerais (c’est mon droit) à quelqu’un prêt à tout pour sortir du désarroi
Si j’avais une troisième maison, je ne saurais qu’en faire mais je la garderais avec joie.
Si j’avais une troisième grande maison, je rêverais d’un tout petit château, d’une toute petite maison de roi…
Mais, je n’ai pas de maison et je réalise que j’ai au moins ceci : un cœur qui pense à mon prochain (Marc 1: 30-31)
Mon cœur ne vaut-il pas mieux que toutes les richesses du monde ? Car de mon cœur viennent les sources de la vie (Proverbes 4:23)
.
S’il te plait, ne te hâte pas de blâmer l’auteur de ces lignes : il est si sincère, il est tellement vrai. Il a eu le courage de t’ouvrir son cœur.
Et toi, si tu avais tout ce que tu demandes secrètement à Dieu, arriverais-tu encore à penser à ton prochain, à celui que tu dois aimer comme toi ?
Si tu obtenais là, maintenant, cette chose que tu désires tant avoir, cela te suffirait-il ou en voudrais-tu toujours plus chaque fois ?
Si tu étais comblé(e) de biens, il y aurait-il encore de la place dans ton cœur pour Dieu, ses commandements et sa loi ?


